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Danser sous ces boules seraient comme danser sous l’action d’un produit, pourtant la danse apparaît aussi comme une alternative à la prise de substances.
Pour dompter des pensées parfois trop envahissantes, pour s’enivrer et se laisser aller, pourquoi ne pas danser sous ces boules accueillantes et festives ?
Ce détournement des molécules rappelle l’intérêt de l’artiste pour la question des addictions, de la dépendance et de toutes les petites béquilles qui nous permettent de traverser la vie – thématique très présente dans le travail de Jeanne Susplugas.
« C’est le début d’une fête qui grince comme dans (…) les étranges sculptures de Jeanne Susplugas, où cohabitent boules à facettes géantes, brillance fade des néons, et spectre de la sur-médicamentation d’une société au bord du burn out. »
Arnaud Idelon in Vice, Janvier 2020.
Yves Michaud, Œuvres complètes.
30 mars 28. (tous ces chapitres sont annotés comme ça)
La nuit passée, j’ai pris de l’éther. Quelle projection ! Et quelle grandeur !
L’éther arrive à toute vitesse. En même temps qu’il approche, il agrandit et démesure son homme, son homme qui est moi, et dans l’Espace le prolonge et le prolonge sans avarice, sans comparaison aucune. L’éther arrive à une vitesse de train, par sa route de bonds, d’enjambements : escalier à marches de falaises.
Ainsi gravit les paliers de l’atmosphère un oiseau grand voilier dans la cordillère des Andes.
Cependant mes pieds et mes jambes, comme s’il y venait goutte à goutte le dépôt de ma pesanteur matérielle, s’éloignent, se caoutchoutent au fin bout de moi-même.
Et sur ma bouche une bouche de glace.
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Polystyrène, miroirs
Production : ZAT 2019-100 artistes dans la Ville (curated by Nicolas Bourriaud)
Dimensions de la caisse 2m870 x 1m270 x H1m420
30 kg environ