À travers la jungle et le désert se dresse une ville tentaculaire et automatisée vide de tout habitant. La ville d’après, comme une ruine à l’état neuf, conserve la trace solide du XXIe siècle. Les tours pointées vers le ciel traversent le temps, illuminant la nuit.
Post-Pólis
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Le film unifie trois villes spécifiques : Song-Do, Las Vegas et Hong-Kong, pour constituer un nouvel espace urbain unique. Leur association les détache de leur origine pour créer une ville incarnant l’époque contemporaine mondialisée. Dans un montage alterné, leurs paysages éloignés sont liés pour former une ville-monde. Le spectateur traverse en caméra subjective cette ville nouvelle vidée de toute présence humaine ce qui révèle des espaces dans leurs structures brutes propres à l’imaginaire de la dystopie. La ville est active, grâce à l’automatisation de son fonctionnement. Malgré l’absence humaine, la ville fonctionne : les écrans, les éclairages sont gérés par des programmes.
Le film dévoile ainsi les résidus d’une apogée technologique et économique dans une forme d’archéologie au présent. Song -Do, Las Vegas et Hong Kong sont façonnées par leurs domaines majeurs d’activité que sont la technologie, le spectacle et la finance qui cristallisent une partie de l’époque contemporaine. Ces villes sont utilisées ici de manière anonyme pour former un nouveau territoire inconnu.
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