Ce qui me manque

de Isabelle Arvers
2019

Ce qui me manque est le fruit d’une réflexion sur le devenir du genre cinématographique des machinimas, ces films apparus à la fin des années 90, générés en 3D temps réel à partir de moteurs de jeux vidéo. Leur avenir réside plutôt dans leur mise en espace, dans leur hybridation avec d’autres formes : la peinture, la sculpture, l’installation in situ, le déplacement de perspectives, l’interaction. 

Ce qui me manque, Ici, pour être tout à fait bien… C’est de me laisser engloutir par la mer, pour pouvoir fouler du pied les couleurs et sentir l’image quand je la traverse…

Mise à jour : 05/10/2022
Programmation
Vidéoformes Zaoum, Clermont-Ferrand (France), 2019
Expérience in situ
Vidéoprojecteur
Tout public
de 5 à 66 minute(s)
Sans parole
Contact pour la diffusion

Références

Programmation
Vidéoformes Zaoum, Clermont-Ferrand (France), 2019

Modalités techniques

Expérience in situ
Expérience
Modalités
À plusieurs
Interactivité
Interactive
Jauge
De 1 à 16 personne(s)
Durée
De 5 à 66 minute(s)
Public
Catégories
Tout public
Prix
Langues
VO
Sans parole
Doublage
Sous-titrage
Équipe
Interprète
non
Mediateur
non
Technicien
oui
Matériel
Équipement
Vidéoprojecteur
Surface minimum
de 16 m2 à 60 m2
Connexion internet
Non requise pour diffuser la création
Conçue pour l'espace public
Cette création peut faire l'objet d'un atelier.

En savoir plus

L'avenir des machinimas ne réside pas uniquement dans un mode de narration linéaire empreinté à la vidéo ou au cinéma, mais plutôt dans leur mise en espace, dans leur hybridation avec d’autres formes : la peinture, la sculpture, l’installation in situ, le déplacement de perspectives, l’interaction. Ceci afin de passer d’un espace virtuel à la création d’un espace physique projeté qui peut alors être habité physiquement.

A cette dématérialisation de l’objet , à ces « mouvements d’images » vient répondre l’abstraction de l’image produite par le moteur de jeu vidéo. La mer devient abstraite, se remplit de glitchs et son image se transforme en une suite de polygones fragmentés qui s’étirent sous l’oeil de la caméra virtuelle. Elle se déploie alors sur une mer de sable ondulé, l’espace se transforme en une mer de couleur, qui illumine les lieux les plus sombres.

"Dans une cave, taillée dans la roche volcanique, pas loin de Notre-Dame du Port, la sublime église romane de Clermont-Ferrand, après avoir descendu d’interminables marches, on découvre dans l’obscurité un faisceau de lumière coloré qui balaye une plage de sable. On dirait que la terre vibre, se soulève doucement, qu’une onde la parcourt. Lentement progresse un jeu de rayures de teintes accordées, violettes, jaunes, vertes, oranges, citrons, etc. comme un clin d’oeil à un Buren déluré. Des haut-parleurs invisibles diffusent des vibrations rassérénantes. On a envie de plonger dans cette atmosphère souterraine et pourtant si céleste. Isabelle Arvers nous offre la clé de l’arc-en- ciel : nous pouvons nous promener dans ses plis contrastés, nous envelopper dans son étoffe nuancé. L’espoir de vivre dans un monde amical nous guérit de nos idées noires, si facilement entretenues par le spectacle de l’inconscience politique contemporaine." Jean Paul Fargier, Video Turbulence

Ce qui me manque - Vidéoformes

Crédits

Réalisation
A O
Composition et design sonore
Alexandre Ollivier
 
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