Copies Non Conformes

de Cécile Babiole
2013

L'installation Copies Non Conformes met en scène la reproduction des 17 caractères typographiques formant les mots : "JE NE DOIS PAS COPIER". La formule s'inspire des punitions de l’école primaire d’autrefois. Ici, ce n'est pas à la main que la phrase est recopiée, mais grâce à une imprimante et à un scanner 3D. Cette pièce peut être lue comme l'expression d'un des paradoxes de la culture numérique : la reproductibilité infinie des informations s'accompagne d'une fragilité maximale de ses supports. En ce sens, Copies non conformes est une vanité numérique.

Mise à jour : 26/05/2022
Programmation
Exposition Iconomania - Maif social club (France), 2017
Seconde Nature Fondation Vasarely Aix en Provence (France), 2017
Anarchronism IMAL Brussels (Belgique), 2015
Expérience in situ
Autre
Tout public
de 3 à 10 minute(s)
Français
Contact pour la diffusion

Références

Programmation
Exposition Iconomania - Maif social club (France), 2017
Seconde Nature Fondation Vasarely Aix en Provence (France), 2017
Anarchronism IMAL Brussels (Belgique), 2015

Modalités techniques

Expérience in situ
Expérience
Durée
De 3 à 10 minute(s)
Public
Catégories
Tout public
Âge minimum
7 ans
Accessibilité
Adapté PMR
Prix
Langues
VO
Français
Doublage
Sous-titrage
Équipe
Interprète
oui
Mediateur
oui
Technicien
oui
Matériel
Équipement
Autre
Surface minimum
de 16 m2 à 25 m2
Connexion internet
Non requise pour diffuser la création

En savoir plus

L'installation Copies Non Conformes* met en scène l'érosion et les mutations à l'œuvre dans l'opération de reproduction de petites sculptures. Il s'agit des 17 caractères typographiques formant les mots : "JE NE DOIS PAS COPIER". La formule s'inspire des punitions de notre enfance qui consistaient à faire recopier 100 fois et manuellement des phrases sentencieuses du type "Je ne dois pas bavarder en classe". Ici, ce n'est pas à la main que la phrase est recopiée, mais en utilisant un procédé de fabrication numérique : chacun des signes est modélisé et imprimé en 3D, puis l'objet résultant est numérisé grâce à un scanner 3D. Ce nouveau modèle est ré-imprimé, et, ainsi de suite, un certain nombre de fois en boucle. Chaque génération accentue la dérive des formes jusqu’à ce que les derniers objets reproduits soient devenus méconnaissables.

Sur le plan plastique, l'imprimante et le scanner sont détournés de leurs fonctions habituelles pour être transformés en véritables générateurs de formes impossibles à obtenir autrement : selon les opérations, il y a perte ou gain d'information, et donc distorsion des formes.

On peut interpréter cette pièce comme l'expression d'un des paradoxes de notre culture numérique : la reproductibilité infinie des informations s'accompagne d'une fragilité maximale des supports. Dans ce sens, c'est une forme de vanité numérique, un travail sur la ruine au sens où Hubert Robert l'entendait en 1796 avec Vue imaginaire de la galerie du Louvre en ruines, tableau peint alors que la galerie du Louvre était en cours d'installation.

* Le titre de cette œuvre est choisi d'après le titre français d'une nouvelle de Philip K Dick Pay for the printer, (octobre 1956) 

Crédits

Réalisation
 
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