Créer avec l’Intelligence Artificielle

par Institut français - 09/2022

L’intelligence artificielle (IA) est utilisée par de nombreux artistes de la création numérique, à la fois comme technologie dans le but de générer des créations, mais aussi comme matière de réflexion pour questionner notre monde numérique et en révéler les dérives.

IFdigital
13 créations

Un terreau de création

Fertile

Nombreux sont les artistes qui ont recours à l’intelligence artificielle dans leur processus de création. La technologie devient ainsi un matériau de création qui donne naissance à des œuvres singulières.

Avec le concert immersif Interface Poetry, l’artiste Skygge propose, grâce à l’IA, une plongée onirique et poétique dans le conte L’Ombre d’Andersen. 
Les six films Protozoa proposent de découvrir des performances dansées, réinterprétées par une intelligence artificielle, où machines et corps deviennent alliés. 
Hommage à l'œuvre du compositeur Maurice Ravel, la performance audiovisuelle Oceano Mare de l’artiste Kaspar Ravel cède la place à une intelligence artificielle qui compose et joue de la musique live. Trop exigeante avec elle-même, des bugs apparaissent et prennent la forme de glitch vidéo-projetés.

Nombreux sont les artistes qui ont recours à l’intelligence artificielle dans leur processus de création. La technologie devient ainsi un matériau de création qui donne naissance à des œuvres singulières.

Avec le concert immersif Interface Poetry, l’artiste Skygge propose, grâce à l’IA, une plongée onirique et poétique dans le conte L’Ombre d’Andersen. 
Les six films Protozoa proposent de découvrir des performances dansées, réinterprétées par une intelligence artificielle, où machines et corps deviennent alliés. 
Hommage à l'œuvre du compositeur Maurice Ravel, la performance audiovisuelle Oceano Mare de l’artiste Kaspar Ravel cède la place à une intelligence artificielle qui compose et joue de la musique live. Trop exigeante avec elle-même, des bugs apparaissent et prennent la forme de glitch vidéo-projetés.

Repenser

Notre rapport à la nature

L’intelligence artificielle invite à questionner le rapport de l’homme à son environnement. Les artistes se servent ainsi de technologie pour révéler la dichotomie bien souvent à l'œuvre entre l’homme et la nature, tout en essayant de redéfinir notre perception d’un monde anthropocentré. 

L’installation L’Erosarbenus de Yosra Mojtahedi utilise l’IA pour générer de nouvelles formes humaines  qui poussent sur un arbre-installation dès lors que le spectateur s’en approche ; une manière de fabriquer le vivant par la technologie.
Justine Emard propose avec l’installation Supraorganism des sculptures en verre robotisées, dont les mouvements naissent de l’interprétation des données collectées dans une communauté d’abeilles, perçues comme les gardiennes de l’équilibre entre ciel et terre. 
La performance Coexistence de Rocio Berenguer repose sur un dialogue entre un humain et une intelligence artificielle pour tenter de faire cohabiter le règne machine avec les règnes animal, végétal, minéral et humain.

L’intelligence artificielle invite à questionner le rapport de l’homme à son environnement. Les artistes se servent ainsi de technologie pour révéler la dichotomie bien souvent à l'œuvre entre l’homme et la nature, tout en essayant de redéfinir notre perception d’un monde anthropocentré. 

L’installation L’Erosarbenus de Yosra Mojtahedi utilise l’IA pour générer de nouvelles formes humaines  qui poussent sur un arbre-installation dès lors que le spectateur s’en approche ; une manière de fabriquer le vivant par la technologie.
Justine Emard propose avec l’installation Supraorganism des sculptures en verre robotisées, dont les mouvements naissent de l’interprétation des données collectées dans une communauté d’abeilles, perçues comme les gardiennes de l’équilibre entre ciel et terre. 
La performance Coexistence de Rocio Berenguer repose sur un dialogue entre un humain et une intelligence artificielle pour tenter de faire cohabiter le règne machine avec les règnes animal, végétal, minéral et humain.

Vers une incarnation humanoïde

de la technologie

La technologie de l’intelligence artificielle repose sur des programmes informatiques permettant d'imiter  l'intelligence humaine (apprentissage, raisonnement…). L’incarnation de ces IA dans des formes robotiques humanoïdes cherche à recréer une interaction accrue entre l’homme et la machine. 

Justine Emard explore les différences entre les intelligences humaine et robotique avec l'œuvre Co(AI)xistence, qui met en mouvement un robot dont l’IA se nourrit des interactions sensorielles avec le danseur Mirai Moriyama. 
La technologie tente de reproduire des comportements humains, voire de les détourner - non sans ironie : l'installation The Punishment de Filipe Vilas Boas reproduit la punition exécutée par un robot au titre de son éventuelle désobéissance future envers les humains. Une manière de réinterroger la relation homme-machine. 
Avec Human Study #1, Paul, l’artiste place l’humain en position de sujet par rapport aux robots qui le dessinent, tel un modèle vivant. L’inversion du rapport investit les robots du rôle artistique quand l’humain devient un objet d’étude.

La technologie de l’intelligence artificielle repose sur des programmes informatiques permettant d'imiter  l'intelligence humaine (apprentissage, raisonnement…). L’incarnation de ces IA dans des formes robotiques humanoïdes cherche à recréer une interaction accrue entre l’homme et la machine. 

Justine Emard explore les différences entre les intelligences humaine et robotique avec l'œuvre Co(AI)xistence, qui met en mouvement un robot dont l’IA se nourrit des interactions sensorielles avec le danseur Mirai Moriyama. 
La technologie tente de reproduire des comportements humains, voire de les détourner - non sans ironie : l'installation The Punishment de Filipe Vilas Boas reproduit la punition exécutée par un robot au titre de son éventuelle désobéissance future envers les humains. Une manière de réinterroger la relation homme-machine. 
Avec Human Study #1, Paul, l’artiste place l’humain en position de sujet par rapport aux robots qui le dessinent, tel un modèle vivant. L’inversion du rapport investit les robots du rôle artistique quand l’humain devient un objet d’étude.

L’IA, source de dérives ?

A l’ère de la technologie et d’un recours toujours plus prégnant à l’intelligence artificielle, comment se prémunir des dérives ? Les artistes s’emparent de l’IA pour en dénoncer l’usage abusif, voire dangereux, pour nos sociétés et l'espèce humaine. 

L’installation de réalité augmentée M.O.A (My Own Assistant) de Charles Ayats, adaptation du roman Les Furtifs d’Alain Damasio, place le spectateur sous le conseil permanent d’une intelligence artificielle qui guide chacun de ses choix : décisions, relations, achats.
L’installation Payed by Hearbeats de Marion Carré génère des créations uniques à partir des battements de cœur des participants : pour que la machine créée une composition unique et personnalisée, ces derniers doivent la rémunérer en données biométriques. L’artiste dénonce ainsi l’utilisation abusive et souvent occultée de nos données. 
L'œuvre Le poinçonneur de l’IA de Filipe Vilas Boas pointe quant à elle du doigt l'invisibilisation des travailleurs du clic dans l'économie numérique, dont l’intervention est cependant décisive pour l’essor des intelligences artificielles. Cette thématique est également au cœur de l’installation EMET des artistes  Dylan Cote et Pierre Lafanechère, avec un dispositif de matérialisation de ce travail invisible. 

A l’ère de la technologie et d’un recours toujours plus prégnant à l’intelligence artificielle, comment se prémunir des dérives ? Les artistes s’emparent de l’IA pour en dénoncer l’usage abusif, voire dangereux, pour nos sociétés et l'espèce humaine. 

L’installation de réalité augmentée M.O.A (My Own Assistant) de Charles Ayats, adaptation du roman Les Furtifs d’Alain Damasio, place le spectateur sous le conseil permanent d’une intelligence artificielle qui guide chacun de ses choix : décisions, relations, achats.
L’installation Payed by Hearbeats de Marion Carré génère des créations uniques à partir des battements de cœur des participants : pour que la machine créée une composition unique et personnalisée, ces derniers doivent la rémunérer en données biométriques. L’artiste dénonce ainsi l’utilisation abusive et souvent occultée de nos données. 
L'œuvre Le poinçonneur de l’IA de Filipe Vilas Boas pointe quant à elle du doigt l'invisibilisation des travailleurs du clic dans l'économie numérique, dont l’intervention est cependant décisive pour l’essor des intelligences artificielles. Cette thématique est également au cœur de l’installation EMET des artistes  Dylan Cote et Pierre Lafanechère, avec un dispositif de matérialisation de ce travail invisible.