Symbiose

par HACNUM - 06/2022

Dans une ère rythmée par les crises sociales, économiques et environnementales, les artistes de cette sélection dépeignent et proposent d’autres manières d’être au monde. Chaque catégorie s’intitule par une injonction (« Imiter », « Hybrider », « Être », « Agir »), celles-ci viennent rappeler l’existence d’un vivant, pluriel, vaste et souvent à bout de souffle, que l’art retranscrit et parfois transcende.

IFdigital
15 créations
1 pros

L'auteur de la Sélection

En préparation d’ISEA 2023, HACNUM - le Réseau national des arts hybrides et cultures numériques a réalisé une sélection d’œuvres qui propose une réflexion autour du vivant. 

Co-curation :
• 36 degrés – Georges de Saint-Mars, curateur
• AADN – Nadine Makris, chargée de production
• Art Rock – Alice Boinet, programmatrice
• Centre Wallonie Bruxelles – Stéphanie Pécourt, directrice
• Château Éphémère – Imane Lehérissier, responsable de la programmation artistique
• CHRONIQUES – Mathieu Vabre, directeur artistique et Mathilde Nourisson-Moncey, chargée des relations internationales (doctorante Cifre)
• Crossed Lab – Julien Taïb, directeur de production
• Dark Euphoria – Marie Albert, directrice de production
• Electroni[k] – Anne Coursan, responsable accompagnement artistique et diffusion
• Espace Multimédia Gantner – Valérie Perrin, directrice
• Scopitone – Cédric Huchet, programmateur

Mise en récit : Mathilde Nourisson-Moncey, doctorante-chercheuse au Centre Norbert Elias

Imiter

Le mimétisme du vivant est l’une des caractéristiques majeures de l’histoire de l’art. À notre époque, certains artistes s’emparent des technologies dans une démarche proche du biomimétisme.  

Éclipse, de la série Cosmos, Félicienne d’Estienne d’Orves s’inspire des phénomènes astrophysiques pour recréer ce phénomène naturel. 
Rituals de la compositrice et DJ, Flore, avec Yannick Moreteau du collectif WSK, est une performance immersive qui imite et donne une matérialité au son et aux ondes. 
Dans l’installation interactive MotherTree, Selma Bourdon et Julie Machin imite le lichen des arbres, qui se modifie dans la journée, le tout dans une parfaite fusion entre nature et technologie.  
Alexia DeFluff avec Les hublots suspendus utilise le soleil pour reproduire et raconter l’histoire du vivant qui nous entoure…

Le mimétisme du vivant est l’une des caractéristiques majeures de l’histoire de l’art. À notre époque, certains artistes s’emparent des technologies dans une démarche proche du biomimétisme.  

Éclipse, de la série Cosmos, Félicienne d’Estienne d’Orves s’inspire des phénomènes astrophysiques pour recréer ce phénomène naturel. 
Rituals de la compositrice et DJ, Flore, avec Yannick Moreteau du collectif WSK, est une performance immersive qui imite et donne une matérialité au son et aux ondes. 
Dans l’installation interactive MotherTree, Selma Bourdon et Julie Machin imite le lichen des arbres, qui se modifie dans la journée, le tout dans une parfaite fusion entre nature et technologie.  
Alexia DeFluff avec Les hublots suspendus utilise le soleil pour reproduire et raconter l’histoire du vivant qui nous entoure…

Hybrider

Et si le vivant de demain était hybride, s’il communiquait avec le non-vivant pour laisser apparaître de nouvelles formes et possibilités ? 

Avec ses Bestioles Électroniques, Marylou reconstruit artificiellement des insectes fragilisés, qui forment un orchestre hybride. 
Sabrina Ratté dans son œuvre Floralia, imagine un écosystème né de la fusion entre technologie et espèces végétales. 
Ces motifs organiques, on les retrouve également dans la performance de Tryphème & Ulysse Lefort, qui mélange histoire de l’art et technologies au travers d’un dispositif d’intelligence artificielle. 
Salomé Chatriot, essaye de rétablir l’harmonie entre l’homme et la machine dans sa série Breathing Patterns en générant de nouvelles formes.  
Dans l’œuvre Hybr-iD, l’artiste Inès Alpha repousse les limites du portrait et des filtres sur les réseaux grâce à la réalité augmentée. 

Et si le vivant de demain était hybride, s’il communiquait avec le non-vivant pour laisser apparaître de nouvelles formes et possibilités ? 

Avec ses Bestioles Électroniques, Marylou reconstruit artificiellement des insectes fragilisés, qui forment un orchestre hybride. 
Sabrina Ratté dans son œuvre Floralia, imagine un écosystème né de la fusion entre technologie et espèces végétales. 
Ces motifs organiques, on les retrouve également dans la performance de Tryphème & Ulysse Lefort, qui mélange histoire de l’art et technologies au travers d’un dispositif d’intelligence artificielle. 
Salomé Chatriot, essaye de rétablir l’harmonie entre l’homme et la machine dans sa série Breathing Patterns en générant de nouvelles formes.  
Dans l’œuvre Hybr-iD, l’artiste Inès Alpha repousse les limites du portrait et des filtres sur les réseaux grâce à la réalité augmentée. 

Être

Les êtres vivants font partie d’un écosystème symbiotique où l’humain y occupe une place centrale, faudrait-il encore qu’il soit capable « d’Être au monde »…

Dans I will sleep when I’m dead, Jeanne Susplugas propose une plongée dans le cerveau humain. 
Avec Visual Contagions, Mélanie Courtinat questionne la démultiplication du nombre d’images en circulation. 
Dans The rain, Heewon Lee évoque les femmes de réconfort pendant la guerre à travers des souvenirs, témoignage intime de la douleur humaine… 
Le collectif Iakeri suggère avec Murs invisibles un espace de perception des inégalités entre les femmes et les hommes. 
Rocio Berenguer avec Ergonomics détourne les nouvelles stratégies de marketing. 
Cindy Coutant à l’image de ces escargots dans Télédésir imagine un autre temps et un autre rythme…

Les êtres vivants font partie d’un écosystème symbiotique où l’humain y occupe une place centrale, faudrait-il encore qu’il soit capable « d’Être au monde »…

Dans I will sleep when I’m dead, Jeanne Susplugas propose une plongée dans le cerveau humain. 
Avec Visual Contagions, Mélanie Courtinat questionne la démultiplication du nombre d’images en circulation. 
Dans The rain, Heewon Lee évoque les femmes de réconfort pendant la guerre à travers des souvenirs, témoignage intime de la douleur humaine… 
Le collectif Iakeri suggère avec Murs invisibles un espace de perception des inégalités entre les femmes et les hommes. 
Rocio Berenguer avec Ergonomics détourne les nouvelles stratégies de marketing. 
Cindy Coutant à l’image de ces escargots dans Télédésir imagine un autre temps et un autre rythme…

Agir

Certains artistes mettent en lumière l’état du vivant actuel et appelle à l’action. 

Dans TROPICS, Mathilde Lavenne reproduit avec les données numériques le paysage d’une exploitation agricole, synonyme d’un paradis perdu. 
En utilisant le dessin et le numérique, Claire Malrieux, retranscrit dans Climat General, l’histoire du climat de l’Anthropocène. 
Les projections des paysages de nuit de Dys Focus, par l’artiste Silvi Simon, rappellent l’existence d’un vivant à sauvegarder. 
Marie Julie Bourgeois rend visibles les conséquences des activités humaines grâce à ses nuages artificiels Homogenitus. 
Avec La grande histoire du dessin, immense fresque dotée d’un dispositif en réalité augmentée, Elly Oldman propose un reflet du monde présent tout en sensibilisant aux catastrophes écologiques. 

Certains artistes mettent en lumière l’état du vivant actuel et appelle à l’action. 

Dans TROPICS, Mathilde Lavenne reproduit avec les données numériques le paysage d’une exploitation agricole, synonyme d’un paradis perdu. 
En utilisant le dessin et le numérique, Claire Malrieux, retranscrit dans Climat General, l’histoire du climat de l’Anthropocène. 
Les projections des paysages de nuit de Dys Focus, par l’artiste Silvi Simon, rappellent l’existence d’un vivant à sauvegarder. 
Marie Julie Bourgeois rend visibles les conséquences des activités humaines grâce à ses nuages artificiels Homogenitus. 
Avec La grande histoire du dessin, immense fresque dotée d’un dispositif en réalité augmentée, Elly Oldman propose un reflet du monde présent tout en sensibilisant aux catastrophes écologiques.